Un indépendant sur cinq dépend économiquement d’un client ou partenaire d’affaires

17/05/2019 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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Un indépendant sur cinq dépend économiquement d’un client ou partenaire d’affaires

Une part non négligeable de travailleurs indépendants subit la relation dominante d’un client, d’un partenaire d’affaires ou d’un intermédiaire. Une situation contraignante en termes d’organisation et de politique tarifaire.

Les travailleurs indépendants sont parfois plus dépendants qu’on ne le croit. Sur 3,1 millions de travailleurs non-salariés, 920 000 personnes travaillent avec un client ou un partenaire d’affaires totalisant plus de 75% de leurs revenus. Parmi eux, 620 000 personnes, soit 20% des indépendants, se considèrent économiquement dépendants de cette relation. Une rupture de ce lien pourrait, selon eux, remettre en cause la survie de leur entreprise.

PLUSIEURS FORMES DE DÉPENDANCE

Ces chiffres sont tirés d’une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), réalisée auprès de 3 679 travailleurs indépendants, dirigeants d’entreprises unipersonnelles, de TPE et de PME. Ils mettent en lumière plusieurs formes de dépendance. Le cas le plus courant est celui du professionnel qui dépend d’un gros client, voire d’un client unique. La relation de dépendance peut aussi résulter de l’appartenance à un groupement, une centrale d’achats, une coopérative, ou un réseau de franchise. Enfin, elle peut se manifester vis-à-vis d’un intermédiaire détenant une position stratégique, notamment en termes d’accès à la clientèle : plateforme numérique (type Uber), place de marché, etc.
Les conséquences de cette relation tronquée sont multiples. Notamment en termes d’organisation des tâches et des horaires. Comme le note l’Insee, « plus le client principal pèse dans le chiffre d’affaires, plus il exerce de contraintes, parfois jusqu’à déterminer les horaires de travail de son prestataire ou fournisseur ». La relation de dépendance tend aussi à limiter la capacité de ce dernier à fixer librement ses prix et tarifs. C’est le cas pour les trois-quarts des indépendants concernés. De même, elle peut limiter le choix des fournisseurs et de l’offre produits.

LE SECTEUR B TO B PLUS EXPOSÉ

Fait saillant, les entreprises les plus exposées à la relation dominante d’un client ou d’un partenaire d’affaires sont celles qui s’adressent à la clientèle B to B, qu’il s’agisse d’entreprises ou d’administrations. Près de 60% des entreprises en état de dépendance économique s’adressent à ces cibles de clientèle.
On constate aussi un effet sectoriel, qui n’est pas sans rapport avec ce constat. Ainsi, si la relation de dépendance est importante dans les services aux entreprises, secteur B to B par définition, elle est relativement rare dans le commerce, la construction, les services aux ménages, l’enseignement et la santé, qui sont des activités davantage orientées vers la clientèle particulière.

 

© Thibault Bertrand – Uni-Médias - mai 2019

Article à caractère informatif et publicitaire.  

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