Des bons « diagnostic carbone » pour les jeunes installés

22/06/2021 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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Des bons « diagnostic carbone » pour les jeunes installés

Le Plan de relance alloue 10 millions d’euros à l’opération, qui devrait permettre à environ 5000 installés de moins de 5 ans de réaliser un diagnostic de leur exploitation, pour un reste à charge de 250 euros.

En France des milliers d’exploitations se sont déjà pliées à l’exercice du diagnostic carbone, dans le cadre notamment des programmes Life carbon dairy et Life beef carbon, menés par l’Institut de l’élevage, France Conseil élevage, la Coopération agricole et les Chambres d’agriculture. Ces programmes expérimentaux ont contribué à mettre au point une méthodologie certifiant les démarches d’évitement et de séquestration de gaz à effet de serre (GES), formalisées par le Label bas carbone (LBC) délivré par le ministère de la Transition écologique. L’élevage de gros ruminants a depuis été rejoint par la plantation de haies et la plantation de nouveau vergers, en attendant les grandes cultures.

218 OPÉRATEURS AGRÉES

La décarbonation de l’agriculture s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone, adoptée en 2015, et qui formalise l’engagement de la France à lutter contre le changement climatique, avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050. En France, l’agriculture est responsable de 20% des émissions des GES que sont le protoxyde d’azote (N2O, 51% des émissions), le méthane (CH4, 41% des émissions) et le dioxyde de carbone (CO2, 8% des émissions). L’incidence du N2O et du CH4 s'explique par leur pouvoir de réchauffement global, respectivement 298 fois et 25 fois plus élevé que celui du CO2.

La Plan de relance va donc apporter sa contribution à l’objectif de réduction de l’empreinte carbone, via des bons "diagnostic carbone", ciblant les agriculteurs installés depuis moins de cinq ans.

Sur l’ensemble du territoire, 218 opérateurs ont été agréés par l’Ademe (Agence de transition écologique, avec en première ligne le réseau des Chambres d’agriculture, fort de plus de 600 conseillers spécialement formés.

DIAGNOSTIC, PLAN D’ACTIONS, ACCOMPAGNEMENT

Le bon diagnostic carbone comporte trois composantes, à commencer par un diagnostic des GES, réalisé sur la base des outils réglementaires en vigueur. Il couvre l’ensemble du périmètre de l’activité de l’exploitation agricole, détaillant les émissions liées aux intrants et l’évaluation du potentiel de stockage de carbone.

Le diagnostic débouche sur un plan d’actions, assorti d’un échéancier à court terme (1 à 5 ans) et moyen terme (5 à 15 ans). Le plan d’actions détaille toutes les mesures d’amélioration du bilan GES et fournit plusieurs analyses relatives à la vulnérabilité́ de l’exploitation aux effets du changement climatique, à l’incidence technico-économique des mesures proposées, aux effets et bénéfices sur d’autres enjeux environnementaux (usage des produits phytosanitaires, qualité des sols, biodiversité, gestion quantitative de l’eau). Le plan d’action comporte des indicateurs de suivi fiables et pouvant être mis en œuvre directement par les agriculteurs.

Le bon diagnostic carbone s’achève enfin par un dispositif d’accompagnement postérieur au plan d’actions, destiné à favoriser l’engagement de l’agriculteur dans le plan d’actions et à lever les freins à sa mise en œuvre.

 

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© Pleinchamp – Mai 2021
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