Des coopératives de territoire au service de la relocalisation maraîchère
22/11/2021 - 2 min de lecture
Rubrique : Création et installation
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Des coopératives de territoire au service de la relocalisation maraîchère
La Ceinture verte est un réseau de coopératives dont la vocation est de favoriser l’installation en maraîchage bio diversifié à proximité des agglomérations. Les conditions d'installations proposées sont adaptées pour des porteurs de projets capables de réaliser 25 000€ de chiffre d'affaires la première année et 60 000€ à terme.
Lever les freins à l’installation et relocaliser 10% de la consommation de légumes frais et bio : tels sont les objectifs de la Ceinture verte, une association créée en 2020. Celle-ci a vocation à lever des fonds, en créant, autour de grandes agglomérations, des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC), associant l’ensemble des acteurs locaux désireux s’investir dans le développement des filières bio, locales et équitables. L’association estime à 100 000€ le besoin de financement pour s’installer en maraîchage bio diversifié sur une surface d’environ 2 hectares, avec un abri froid de 1 500 m2 et un système d’irrigation. Après un an d’existence, la Ceinture verte revendique l’installation de huit maraîchers répartis entre les agglomérations de Valence (Drôme) et de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Elle vient de finaliser une troisième SCIC à Limoges (Haute-Vienne).
LE LEVIER BANCAIRE
À Pau, par exemple, la contribution de la Ceinture verte, de la Communauté d’agglomération Pau Béarn-Pyrénées et d’autres partenaires et investisseurs solidaires a permis de mobiliser 400 000€ et d’emprunter ainsi 2 millions d’euros, pour créer en retour 20 exploitations. Au sein de chaque SCIC locale peuvent prendre part les Chambres d’agriculture, les Associations pour le développement de l’emploi agricole et rural (Adear), les Groupements d’agriculteurs biologiques (Gab), les Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), les espaces-tests à l’installation, les lycées agricoles, les légumeries, les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), des investisseurs solidaires, des bénévoles.
UNE COTISATION DE 550€ PAR MOIS
Les maraîchers sont bien évidemment sociétaires de la SCIC avec laquelle ils signent un contrat annuel de coopération, assorti d’un droit au maintien sur site pendant au moins 18 ans. Ils bénéficient d’un double accompagnement technique pendant les trois premières années, par un technicien issu de la Ceinture verte ou de la Chambre d’agriculture ainsi que par un tuteur maraîcher. L’offre est réservée aux candidats pouvant justifier d’une première expérience dans le maraîchage, chez un producteur sinon au sein d’un espace-test agricole. Le service est proposé́ contre le paiement d’une cotisation d’un montant de 275€ par mois la première année, de 415€ par mois la deuxième année et de 550€ par mois à partir de la troisième année. Au-delà d’un chiffre d’affaires de 40 000€ s’ajoute une part variable équivalent à 7,5% du chiffre d’affaires applicable si la rémunération du maraîcher dépasse le Smic. Les SCIC ont la possibilité de proposer des contrats en accession à la propriété.
50 à 100. C’est le nombre de fermes maraîchères de 2 hectares, surface requise pour relocaliser 10% de la consommation de légumes frais dans une ville de 80 000 habitants.
© Raphaël Lecocq – Uni-médias - Novembre 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.
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