Les collectivités soutiennent les mobilités douces
14/07/2022 - 2 min de lecture
Rubrique : Développement territorial
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Les collectivités soutiennent les mobilités douces
Le développement des pratiques des mobilités douces s’accélère ces dernières années. Les collectivités sont de plus en plus nombreuses, y compris dans les territoires faiblement peuplés, à souhaiter accompagner activement le mouvement.
Avec la crise sanitaire, les « coronapistes » (pistes cyclables provisoires), ont fleuri dans la plupart des grandes villes et des villes moyennes. Depuis, le mouvement ne s’est pas épuisé. Les pistes cyclables en site propre se multiplient sous l’action des départements, intercommunalités et communes, avec parfois l’aide de l’État. La loi climat et résilience à renforcé certains dispositifs, tandis que le plan « vélo et mobilités actives » du gouvernement souhaite faire passer la part des trajets à bicyclette de 3% à 9% en 2024.
DÉVELOPPEMENT A DEUX VITESSES
Depuis 2019, l’État a déjà participé au financement de 533 projets d’aménagements cyclables pour un montant total de subventions de 215 millions d’euros. Mais la marge de progression pour la pratique du vélo est encore considérable. Ainsi, 5% seulement des trajets domicile/travail de moins de 5 kilomètres sont effectués à vélo. En outre les créations de sites pour mobilités douces se développent beaucoup plus dans les grandes et moyennes villes que dans les petites communes.
La délégation à la prospective du Sénat, dans un rapport sur les mobilités, alerte ainsi sur le risque d’un développement à deux vitesses, avec des zones denses bien équipées en transports collectifs et doux et des zones rurales et petites villes où l’essentiel des mobilités repose sur la voiture individuelle.
COUP DE POUCE AUX ZONES PEU DENSES
Dans toutes les zones peu denses et très peu denses (soit environ 90 % du territoire français où un tiers des habitants résident), la part de la voiture domine et se réduit très peu. Or selon le Sénat, il existe une demande sociale à la fois de ruraux et de néo-ruraux attirés par un mode de vie plus éco-responsable. En outre de nombreux résidents non motorisés (jeunes, précaires, personnes âgées) sont aussi en recherche de solutions de mobilité.
Afin d’encourager les solutions douces (la moitié des trajets quotidiens font moins de 3 kilomètres), le Sénat indique qu’il faut commencer par lever les obstacles juridiques à la couverture du territoire en relais mobiles afin de permettre le développement du covoiturage. Il préconise aussi de réaménager les cheminements cyclistes ou piétons et de développer, dans les campagnes, un « système vélo » qui permettent d’utiliser l’intégralité des modes actifs doux, de la marche au vélo sous toutes ses formes (vélo à assistance électrique, vélomobile, etc.). Il rappelle que, pour cela, il va falloir adapter les chaussées, les stationnements, et organiser une « cohabitation modale ».
9%. C’est la part des trajets à bicyclette que les pouvoirs publics aimeraient atteindre en 2024, contre seulement 3% en 2022.
© Philippe Houdart – Uni-médias – Juillet 2022
Article à caractère informatif et publicitaire.
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