La crise sanitaire fait les affaires du « made in France »
07/04/2021 - 2 min de lecture
Rubrique : Développement d'activité
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La crise sanitaire fait les affaires du « made in France »
Avec la crise sanitaire, les consommateurs retrouvent le goût du « made in France ». Acheter français n’est pas seulement un gage de qualité, c’est aussi un geste de soutien en faveur des entreprises et des productions nationales.
Avec la crise sanitaire, les consommateurs ont nettement réduit leurs dépenses de consommation. Mais - c’est une bonne nouvelle - ils ont davantage privilégié les produits « made in France » dans leurs arbitrages d’achat. À commencer par les denrées alimentaires, les boissons, les produits d’hygiène/beauté et l’habillement.
C’est ce qu’indique une enquête Opinion Way réalisée fin 2020 pour l’agence de conseil Insign. Selon ce sondage, près des deux-tiers des consommateurs indiquent avoir augmenté leur consommation de produits français depuis l’annonce de la pandémie. La tendance paraît solide puisque ces adeptes du « consommer français » disent vouloir continuer à privilégier l’achat de productions nationales, voire en consommer davantage.
LE SURCOUT N’EST PAS UN FREIN
Pour consommer « made in France », ces consommateurs n’hésitent pas à dépenser plus. Pour un tee-shirt fabriqué en France par exemple, deux sur trois se disent prêts à payer un surcoût de 7,60€ par rapport à un produit similaire fabriqué en Chine.
Pour un burger composé d’ingrédients d’origine française, une proportion identique serait prête à débourser 8,10€, soit 3,10€ de plus que pour un burger dont l’origine des ingrédients est inconnue (vendu au prix de 5€). Le coût du « made in France » ne semble donc pas un frein rédhibitoire à l’achat.
UN CHOIX MILITANT
Fait notable : si l'appétence des consommateurs pour le « made in France » tenait d’abord à la qualité et la fraîcheur des produits, c’est désormais « la volonté de soutenir les productions locales et le tissu économique national qui prime dans ce choix de consommer français », pointent les sondeurs d’Ipsos.
Cette préférence nationale s’observe aussi dans le domaine de la vente en ligne. En particulier dans le choix des sites marchands. Plutôt que de faire leurs achats sur une place de marché internationale, comme Amazon, une large majorité de consommateurs (65%) indique privilégier les plateformes françaises telles que Cdiscount, Fnac ou Rue du Commerce. Les commerçants qui ont joué la carte de la numérisation en se référençant sur ces sites devraient logiquement en profiter.
Malheureusement, consommer français n’est pas toujours simple et comme l’enquête d’Opinion Way le montre, les Français ont bien du mal à s’y retrouver parmi les nombreux labels, certifications et appellations d’origine. Entre les mentions « fabriqué en France », « origine France », « made in France », beaucoup peinent à savoir ce que signifient précisément ces étiquettes, ce qui nuit à la confiance. À l’heure où les consommateurs ne demandent qu’à soutenir les productions nationales, il y a là un travail de clarification à mener d’urgence.
67% des consommateurs français se disent prêts à payer plus cher pour acheter un produit s’il est fabriqué en France.
© Thibault Bertrand – Uni-médias - Avril 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.
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