La lutte biologique contre la flavescence dorée progresse

30/09/2021 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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La lutte biologique contre la flavescence dorée progresse

1-VITI – juin 2022

Gestion/Faire face

 

Un essai aux résultats prometteurs a permis de positionner des bandes engluées sur les troncs afin de récupérer les larves des cicadelles, responsables de la flavescence dorée, après leur chute au sol. Un autre a permis de tester l'efficacité de techniques ou produits visant à détruire les œufs des cicadelles.

 

La flavescence dorée de la vigne est une maladie de quarantaine à phytoplasmes qui a fait son apparition dans les années 1950 dans le Sud-Ouest de la France. Les phytoplasmes sont des bactéries phytopathogènes dépourvues de paroi et possédant de très petits génomes. Ils sont associés à des centaines de maladies, qui sont transmises par insectes hémiptères (cicadelles, fulgores et psylles) et causent d’importants dégâts en agriculture. Les maladies à phytoplasmes constituent un handicap sérieux car il n’existe à ce jour aucune lutte curative. La flavescence dorée se transmet à la vigne soit lors du greffage, en utilisant un matériel végétal contaminé, soit par un insecte vecteur qui se nourrit de la sève contaminée d’une plante porteuse du phytoplasme et l’inocule ensuite à un cep sain au cours d’une prise alimentaire ultérieure.

 

Projet Risca

La maladie fait partie des axes de recherche du Plan de lutte contre le dépérissement du vignoble lancé en 2015 par les interprofessions du Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique (CNIV). Dans le cadre du projet Risca, l’association interprofessionnelle SudVinBio s'est intéressée à la dynamique de population des cicadelles et de leurs œufs sur le cep de vigne, à travers trois dispositifs expérimentaux distincts. L’essai bandes engluées, aux résultats prometteurs, a permis de positionner des bandes engluées sur les troncs afin de récupérer les larves des cicadelles après leur chute au sol. Un second essai a consisté à localiser les œufs et à analyser les larves de cicadelles, par l’entremise de plusieurs dispositifs (boîtes éclosoirs, bandes engluées…).

 

Techniques ovicides

Un troisième essai a consisté à expérimenter plusieurs techniques ovicides telles que le décapage à l’eau chaude, l’écorçage mécanique, l’application de di-hydroxyde de calcium ou encore d’huile minérale. Dans ce domaine, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. En effet, le rapport coût/bénéfice/difficulté de mise en œuvre rend discutable les avantages de ces différentes techniques. La priorité en bio dans la lutte contre la cicadelle de la flavescence dorée reste l’optimisation des traitements au Pyrévert et l’épamprage soigné des parcelles, selon les conclusions de l’essai.

 

Bon à savoir

Il n’existe qu’un seul insecticide homologué en bio contre la cicadelle vectrice de la flavescence dorée, constitué de pyréthrines naturelles, le Pyrévert.

 

© Raphaël Lecocq – Uni-Médias – juin 2022

 

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