Ce qu’il faut savoir sur la mutuelle des retraités
01/03/2022 - 2 min de lecture
Rubrique : Assurance
tout un mag pour vous
Ce qu’il faut savoir sur la mutuelle des retraités
Quand la retraite approche, le choix de la mutuelle se pose. Pas simple lorsque les tarifs varient du simple au triple, avec des écarts béants selon les départements. Surtout que les cotisations atteignent des niveaux records, avec une hausse déjà annoncée pour 2022. En effet, l’augmentation des dépenses de santé est inéluctable : la population vieillit et les technologies médicales, plus élaborées, deviennent de plus en plus coûteuses. A cela s’ajoute le déremboursement de soins pour tenter de combler le déficit de la sécurité sociale. L’ensemble de ces facteurs a un impact sur les tarifs des complémentaires santé. Dans ce contexte, la réforme 100% santé apporte un changement bienvenu avec un reste à charge à zéro sur 3 postes de dépenses (optique, dentaire et audiologie). Cette réforme devrait enrayer la spirale infernale du renoncement au soin pour une catégorie de la population. Dans cette situation, comment choisir sa mutuelle ? Faut-il garder l’ancienne ? La réforme me permet-elle de choisir des garanties plus faibles ? Voici quelques éléments pour y voir plus clair.
LE RESTE A CHARGE ZERO : UNE AUBAINE ?
Avec la réforme du 100 % santé, il est possible de se soigner sans débourser un centime en optique, dentaire ou audiologie. En tant que retraité faut-il baisser le niveau général de ses garanties et réaliser de substantielles économies ? La réponse
est : ça dépend ! Les prestations incluses dans le panier de soins sont d’un bon niveau mais ne feront pas forcément l’unanimité. Est-on sûr d’accepter un choix de montures de verre très réduit ? Un appareil auditif entrée de gamme ? Si l’offre 100% santé suffit à nos besoins, alors oui, il sera plus économique de souscrire une formule de base, tout en misant sur le 100 % santé. En revanche, les personnes qui souhaitent un haut niveau de prestation et qui ont les moyens de souscrire une mutuelle avec des garanties en conséquence, n’ont aucun intérêt à changer de formule.
QUELS SONT LES POINTS IMPORTANTS A VERIFIER POUR UNE COUVERTURE CORRECTE ?
Le poste le plus important est celui de la prise en charge hospitalière. Un séjour à l’hôpital est coûteux : il y a les frais de confort (chambre individuelle, télévision, etc.), le forfait journalier de 20 € /jour et le ticket modérateur (les 20% des frais hospitaliers que la sécurité sociale ne prend pas en charge). Ces frais seront à votre charge ou à celle de votre mutuelle. Il faut également regarder la prise en charge des dépassements d'honoraires des praticiens hospitaliers. Si vous optez pour un établissement privé, l’addition grimpe vite : privilégiez les garanties remboursant au moins à 300% de la base de remboursement de la sécurité sociale (BRSS). Vérifiez aussi le remboursement des médecines douces ainsi que les services d’assistance, comme une aide-ménagère ou le portage des repas pour le retour au domicile après une hospitalisation.
La souscription d’un nouveau contrat s’accompagne généralement d’un délai de carence. Ce délai de carence correspond à la période entre la signature du contrat et le début de la prise en charge. Cette période doit être la plus courte possible, car vous ne serez pas couvert ni remboursé de vos frais de santé pendant ce délai.