Grand Chambéry : feu vert pour la mobilité douce

17/10/2022 - 3 min de lecture

Rubrique : Tendances

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Grand Chambéry : feu vert pour la mobilité douce

76 % des actifs français utilisent une voiture dans le cadre de leurs trajets professionnels ou domicile-travail* : ils sont pourtant toujours plus nombreux à opter pour des modes de transports doux, classiques ou électriques. Marche, vélo, trottinette, transports en commun : les villes redessinent l’aménagement du territoire de demain pour faciliter les connexions et fluidifier les flux de voyageurs. Alain Caraco, vice-président chargé de la mobilité de Grand Chambéry fait le point sur les actions menées au sein de l’agglomération.

QUELLES SONT LES SPÉCIFICITÉS DE GRAND CHAMBÉRY EN TERMES DE RELIEF ET DE MOBILITÉ ?

Chambéry est une ville étroite qui concentre une part importante de la population de la région : entre le pied des Bauges et le pied de la Chartreuse, la largeur n’est que de 500 mètres. Dans cet espace restreint, nous faisons passer une voie ferrée, une voie rapide et deux voiries de transit. Par ailleurs, nous avons deux types de flux : local et de transit, notamment de camions qui rejoignent l’Italie par la route. Ce flux se densifie particulièrement vers les stations pendant les week-ends d’hiver. En dehors de toute problématique liée au réchauffement climatique, il y a un véritable enjeu à diversifier les usages et à inciter les populations à prendre le train pour désengorger les accès routiers. Et si on relie le sujet à la question environnementale, les véhicules légers sur des déplacements locaux sont les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Aux heures de pointe, on compte 1,2 personne par voiture, ce qui est disproportionné par rapport à l’espace dont nous disposons.

QUELLES SOLUTIONS PROPOSEZ-VOUS AUX USAGERS ?

Nous devons composer avec un relief fortement pentu, notamment dans l’axe perpendiculaire à celui de la cluse. Sur des distances de moins de 10 kilomètres, le Vélo à Assistance Électrique (VAE) se développe très bien dans l’agglomération chambérienne, avec des chiffres supérieurs à la moyenne nationale. La Vélostation située Place de la Gare connaît un grand succès grâce aux 700 vélos mis en location et l’accès à 500 places de parking sécurisées. Nous avons également un réseau de bus qui fonctionne assez bien grâce aux quatre lignes Chronos qui représentent 80 % du trafic. L’objectif à moyen terme est de développer le chemin de fer pour les trajets urbains et métropolitains avec une fréquence de trains toutes les 15 minutes aux heures de pointe sur l’axe Aix-les-Bains / Chambéry / Montmélian. Nous travaillons aussi sur une offre de covoiturage dans les zones moins bien desservies dont le meilleur exemple à ce jour est l’arrêt à Saint-Jean-d’Arvey qui mène vers le centre-ville de Chambéry. Toutes les actions de mobilité que nous menons sont à retrouver sur le site web et l’application Synchro Chambéry, développés de 2019 à 2021.

ACTUELLEMENT, VOUS CONCENTREZ BEAUCOUP DE VOS EFFORTS SUR LE VÉLO : COMMENT CELA SE TRADUIT-IL AU QUOTIDIEN ?

La crise sanitaire a accéléré l’usage du vélo. Dans un premier temps, nous avons pérennisé les pistes provisoires. Les deux projets les plus ambitieux sont l'aménagement des axes le long de la cluse, au sud, de la place Caffe à la place Monge, et nous livrerons d’ici un mois la traversée nord, de l’avenue des Ducs de Savoie au quai Borrel. Ces axes étaient des chaînons manquants pour une traversée de la ville beaucoup plus fluide et plus sûre pour les cyclistes. Concernant l’offre de mise à disposition de vélos, nous ne proposons pas d’accès en libre-service, car le taux de disponibilité réel pêche en raison du manque de soin, mais il est possible d’en louer grâce à la Vélostation. Nous nous attachons à développer ce mode de transport parce qu’il joue un rôle important dans l’intermodalité des déplacements.

POUVEZ-VOUS APPROFONDIR LES NOTIONS D’INTERMODALITÉ ET DE MULTIMODALITÉ, FONDAMENTALES DANS LE SUCCÈS DE LA MOBILITE DOUCE ?

L’intermodalité signifie qu’il est souvent préférable d’enchaîner plusieurs modes de transport pour effectuer un déplacement, d’où l’intérêt de combiner marche à pied et bus, ou vélo et train, par exemple. La multimodalité consiste pour sa part à ne pas utiliser le même mode de transport tous les jours, selon qu’on a un trajet simple ou un enchaînement complexe, qu’on est chargé ou pas, etc.. Cette approche réduit considérablement l’usage solitaire de la voiture.

Ces notions ont un véritable impact sur les émissions de gaz à effet de serre : nous travaillons donc sur la fluidité des connexions entre les modes de transport, ainsi qu’à l’amélioration de la tarification afin de donner envie aux usagers de changer leurs habitudes.

* Baromètre Mobilité & Entreprises 2021 IFOP / Alphabet France.

© Uni-Médias – octobre 2022

Article à caractère informatif et publicitaire.

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