De la voiture individuelle à la mobilité durable

17/10/2022 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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De la voiture individuelle à la mobilité durable

L'avènement de la voiture individuelle a transformé durablement la mobilité, à tel point qu’aujourd’hui, les axes de circulation et les espaces de stationnement sont saturés et les indices de pollution trop élevés. Tout en continuant à satisfaire nos besoins de mobilité, nous devons penser un usage plus collectif des transports et réévaluer nos trajets à l’aune de la mobilité douce.

CE QUE LA MOBILITÉ DOUCE OU L’ECOMOBILITÉ IMPLIQUE

Apparition de zones à faibles émissions en ville, circulation limitée pour les véhicules trop anciens, voies piétonnes… La voiture n’a plus la cote. En effet, à l’échelle nationale, en 2020, le transport était le secteur plus émetteur puisqu’il était responsable de 28,7 % des émissions de CO2. Chiffre plus éloquent encore, à l’échelle européenne, les voitures individuelles sont la principale cause d’émissions de gaz à effet de serre. Elles représentent 60,6 % des émissions totales dues au transport routier européen. Le constat est donc sans appel pour les États et les collectivités territoriales.

Comme l’explique Alain Caraco, vice-président de Grand Chambéry, chargé de la mobilité, « il faut faire évoluer les mentalités, on ne peut plus monter dans sa voiture et se demander pourquoi ensuite ». Un chemin long à parcourir pour les usagers comme pour les directions de la voirie et des déplacements, puisque lorsqu’on évoque la mobilité douce, le champ des possibles est large et les chantiers nombreux. Tous les modes de déplacements respectueux de l’environnement appartiennent à la catégorie de la mobilité douce : marche à pied, vélo, trottinette, transports en commun (bus, réseaux ferrés…), covoiturage... L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de diminuer l’empreinte carbone de toute une population tout en réduisant les inégalités territoriales dans les zones isolées.

UN CHANGEMENT DE PARADIGME À PLUSIEURS VITESSES

« Parmi la population, il y a ceux qui trouvent que l’on ne va pas assez vite et ceux qui n’ont pas spécialement envie de changer leurs habitudes », explique Alain Caraco. Les agglomérations doivent ainsi travailler sur plusieurs fronts, entre sensibilisation, prise de conscience et aménagements. Entre le 1er et le 15 octobre 2022, Grand Chambéry a organisé la 1ère édition de « Défi sans ma voiture ». Trente-deux volontaires, parrainés par des usagers familiers de la mobilité douce, ont participé à l’événement qui consistait à laisser sa voiture au garage pour effectuer le trajet domicile-travail via d’autres moyens de transport, gratuits pour les personnes relevant le défi. Une campagne de sensibilisation qui s’insère parmi d’autres projets, comme les lignes de Pédibus pour emmener les enfants à l’école à pied plutôt qu’en voiture, l’amélioration de l’organisation du réseau (la ligne Chrono A circule désormais en heures de pointe toutes les 6 minutes contre 8 minutes auparavant) ou encore la mise en place d’une tarification plus juste et plus pratique.

Au-delà des enjeux climatiques, le coût de la mobilité individuelle devient une problématique économique pour de nombreux foyers : les transports collectifs offrent ainsi une partie de la réponse en termes de réduction des dépenses. En 2019, le budget moyen des Français pour se déplacer s'élevait à 204 € par mois (la voiture étant le plus gros poste de dépenses) : sachant que 75 % des trajets de moins de 5 kilomètres se font en voiture, l’adoption d’une mobilité plus collective, responsable et durable a toutes les chances de se pérenniser.  

© Uni-Médias – octobre 2022

Article à caractère informatif et publicitaire.  

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