Sécheresse : nouvelles mesures contre le risque accru

20/06/2023 - 2 min de lecture

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Sécheresse : nouvelles mesures contre le risque accru

Le gouvernement a dévoilé son plan pour faire face au risque élevé de sécheresse dans plusieurs régions où le niveau des nappes phréatiques est extrêmement bas.

Les pluies de ces derniers mois n’ont pas vraiment suffi à recharger suffisamment les nappes phréatiques dans plusieurs régions. Pas moins de 110 bassins versant connaissent des tensions structurelles. En effet, plus de 1 000 communes ont connu une rupture d’approvisionnement en eau potable l’été dernier ; et un épisode de « sécheresse hivernale », en début d’année 2023, n’a pas permis de recharger les nappes. De nombreux rapports indiquent en outre une aggravation dans les prochaines années sous l’effet du dérèglement climatique. Une étude scientifique, « Explore 2070 » estime notamment qu’en 2050, les débits moyens annuels des cours d’eau en métropole auront diminué de 10 à 40%. C’est dans ce contexte que le gouvernement a présenté un « plan eau » fin mars comprenant 53 mesures concrètes. Parmi les objectifs, le gouvernement fixe celui d’une diminution de 10% de l’eau prélevée d’ici 2030.

NOUVELLES OBLIGATIONS POUR FAIRE FACE AU RISQUE DE SÉCHERESSE

Concrètement, pour parvenir à l’objectif de sobriété en eau, chaque grand bassin versant sera doté d’un « plan d’adaptation au changement climatique » précisant les objectifs d’économies. Des objectifs chiffrés de réduction des prélèvements seront définis dans les documents de gestion de l’eau à l’échelle des 1 100 sous-bassins du pays.

La gouvernance de la gestion de l’eau sera par ailleurs améliorée. Ainsi, chaque sous-bassin versant sera doté d’une instance de dialogue (CLE) et d’un projet politique de territoire organisant le partage de la ressource. Les conseils départementaux pourront intervenir plus facilement dans ce domaine.

L’installation de compteurs avec télétransmission des volumes prélevés sera en outre rendue obligatoire pour les gros préleveurs d’eau (industriels ou autres). Pour les industries, 50 sites industriels seront accompagnés pour atteindre les nouveaux objectifs. Les particuliers, eux, pourront recevoir, dans certains territoires, des « kits hydro-économes » et des récupérateurs d’eau de pluie.

AIDES FINANCIÈRES CONTRE LE RISQUE DE SÉCHERESSE

70 projets d’opérations phares (10 par grand bassin hydrographique) labellisées « Solutions fondées sur la nature », seront soutenus financièrement par l’État, notamment pour la restauration des zones humides, la renaturation ou encore la restauration des cours d’eau.

Par ailleurs, 100 millions d’euros seront alloués aux collectivités, dans le cadre du Fonds vert, afin de financer des projets de renaturation et de désimperméabilisation des sols.
180 millions d’euros d’aides supplémentaires seront en outre fournis pour réduire les fuites d’eau dans les tuyaux et sécuriser l’alimentation en eau potable.

Enfin, les moyens des agences de l’eau, eux-mêmes seront augmentés de 475 millions d’euros par an.

BON À SAVOIR

180 millions, c’est la somme qui sera attribuée par l’État pour renforcer les Programmes de réduction des fuites d’eau dans les tuyaux de distribution de l’eau potable (source : ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires).

© Philippe Houdart – Uni-médias – Juin 2023

Article à caractère informatif et publicitaire.

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